· Chapelle de Locmaria, 1488-1574

La chapelle de Locmaria était au XVIe siècle une chapellerie, sorte de relais de l'église paroissiale du bourg. Elle s'impose par ses dimensions, sa beauté, ses quatre statues classées et ses vitraux. Elles est la plus belle des huit chapelles de Quistinic.
Le chœur et les bras du transept ont été construit en 1450, ainsi que le maître autel (grande pierre d'un seul bloc), les deux autels latéraux et leurs crédences, les deux énormes piliers encastrés et aussi la fontaine.
Le porche sud date du XVe siècle. La tour, le clocher et le pignon de la façade ouest ont été construit en 1574 dans le style renaissance. Les plus belles statues de la Trinité et de Notre Dame de la Trinité, sont du ::XVe siècle. Les boiseries du XVIIe siècle qui recouvraient le maître autel ont été avancées dans le chœur en 1982. La statue de la Vierge, du transept sud, du XVIe siècle en bois polychrome fut restaurée en 1966. Les statues de l'Ecco Homo et de Jésus en sa passion, sont du XVIIe siècle. Les vitraux sont de 1898. Le petit calvaire sur la place date de 1704.
Depuis 1980 le comité de quartier a pris à sa charge la restauration de cet imposant édifice. Le magnifique enclos devant la chapelle est la dernière réalisation en l'an 2000.
· Chapelle du Temple, XVIe siècle, calvaire XVIIe siècle

La chapelle garde le souvenir d'un établissement des moines Hospitaliers qui était situé sur les bords du Blavet. Le traité du duc de Bretagne Conan IV, le mentionne en 1160, sous le nom de l' « aumônerie Blaguelt » c’est-à-dire l' « aumônerie du Blavet ».
Les malades y étaient soignés et on accueillait les pèlerins en chemin pour Saint Jacques de Compostelle. La chapelle était dédiée à Saint Jean Baptiste, Saint Patron des Hospitaliers, la croix de Malte, leur insigne, se voit encore sur le pignon Est de la chapelle.
La chapelle actuelle a subsisté sur les ruines de l'ancienne aumônerie.
L'abbé J. Danigo décrit ainsi la chapelle : « c'est un édifice simple de forme rectangulaire et de peu d'élévation bâtit en granit. Il présente certains caractères assez archaïques : un clocher mur amorti en bâtière et dans le mur sud une meurtrière cintrée ».
Le calvaire devant la chapelle date de 1864.
Le pardon a lieu le troisième dimanche d'octobre.
· Chapelle de Saint-Gwénolé, XVIe siècle

Locunolé en breton Lok - Gwénolé c’est-à-dire lieu de Gwénolé. Cette forme d'appellation atteste que ce saint est vénéré en ce lieu depuis le moyen-âge. Saint Gwénolé né à Ploufragan dans les Côtes d'Armor en 418 est l'un des pionniers de la première évangélisation de la Bretagne au Ve siècle et le fondateur de l'Abbaye de Landévennec dans le Finistère où il meurt en 485.
En 1985, la statue du Saint de cette chapelle fut portée en procession à Landevennec accompagnée par cinquante Quistinicois.
La chapelle actuelle date de 1696, elle a été restaurée en 1929 par le recteur Charles, et depuis 1999 à nos jours par les soins du Comité de quartier.
Elle abrite : la statue de Saint Gwénolé, en moine en robe noire coiffé d'une mitre, du XVIIe siècle, de Saint Cornély protecteur des bovins, de Saint Antoine de Padou, une statuette de Sainte Geneviève du XVe siècle, une petite pierre d'autel en ardoise de 1586 et un beau reliquaire du XVIIIe siècle. Deux beaux vitraux ont été placés en 1929 : un de Saint Cornély (don de Marianne Olivier du bourg de Quistinic) et un de Saint Antoine l'Ermite protecteur des porcelets (don de Jean M. Charles recteur de Quistinic en 1929).
Le Chœur, où se trouve un beau retable du XVIIIe siècle au dessus de l'autel, est séparé du pavage en granit de la nef par une belle table de communion à balustres.
Les gros travaux de restauration sont terminés depuis 2005, mais le travail n'est pour autant pas fini, un travail plus minutieux commence.
· Chapelle Sainte-Barbe, fin du XVIe siècle

Cette chapelle dédiée à Sainte Barbe a été construite fin du XVe siècle début du XVIe siècle, dans un beau site sur un tertre hérissé d'aiguilles de schiste qui domine la vallée du blavet.
La tradition rapporte qu'au IVe siècle un riche païen, Dioscore, enferma dans une tour, sa fille, la belle Barbara (Barbe), qui venait de se convertir secrètement au christianisme. Voulant honorer la Sainte Trinité, elle fit percer dans sa chambre une troisième fenêtre. Son père furieux la dénonça au tyran.
Après plusieurs supplices, elle fut décapitée par son père, que la foudre vint aussitôt frapper, carbonisant son corps. La Sainte est invoquée contre la foudre et l'incendie. Elle est la Sainte Patronne des pompiers et des artificiers et on l'invoque aussi pour ne pas mourir sans les derniers Sacrements.
Cette chapelle a connu plusieurs restaurations. 1684 est inscrit au mur ouest sur un blason qui n'a pas été martelé et qui est parfaitement lisible. En 1932, le lambris intérieur, illustré de belles peintures des scènes de la vie de Sainte Barbe, ne put être conservé. Seule subsiste la charpente ancienne ornementée de chapiteaux.
L'autel en bois fut remplacé par l'autel actuel, les deux statues de Sainte Barbe et de Notre Dame du Carmel l'encadrent. La Balustrade de communion céda la place à une grille de fer forgé.
Dans les années 1980, le comité de quartier refit la voûte, la couverture et l'habillage des murs.
· Chapelle Notre-Dame-du-Cloître, 1638

Située en plein bois, à 500 m du château de la Villeneuve - Jacquelot. Son nom semble porter le témoignage d'une présence militaire romaine au Ie siècle : « cloître : claustra : barrière ». Une borne à quatre pans à été découverte récemment à quelques pas du grand portail de la chapelle et pourrait remonter à cette époque. Le site : une butte d'où le regard s'étendait au loin confirmerait cette hypothèse.
La date de construction, 1638, est lisible sur le contrefort nord-est. L'édifice est de plan rectangulaire en pierre de taille avec quatre contreforts épinacles du XVe siècle. A l'est s'ouvre une grande fenêtre en arc brisé à quatre meneaux mais aveuglée dans sa partie basse par des moellons.
Le principal décor se trouve sur la porte en anse surbaissée du coté sud. Les motifs d'ornementations sont des losanges, des volutes crosses, des pilastres feuilletés, mais tout cela de facture assez lourde.
L'intérieur est embelli par un beau dallage de granit. L'autel est très simple. La statue de Notre Dame du Cloître et de Notre Dame de Bon Secours en bois date de 1638. On y voit trois autres statues : Saint Servais en bois, évêque de Tangues en Belgique au XIVe siècle, Sainte marguerite, en calcaire polychrome du début du XVIe siècle , qui selon la légende sort du dragon qui l'avait dévorée, c'est pourquoi elle est invoquée pour l'heureuse délivrance des femmes en couches, et enfin Saint Yves (statue moderne) prêtre et avocat, défenseur des pauvres, à Tréguier dans les Côtes d'Armor au XIVe siècle.
Pendant la seconde guerre mondiale, une infirmerie fut aménagée dans la chapelle par les maquisards.
· Chapelle Saint-Mathurin, clocher XVIIIe siècle, fontaine XVIIe siècle

Les religieux Trinitaires, appelés « Mathurins » avaient un prieuré à Quistinic, vraisemblablement à Locmaria . Ils ont construit au bourg de Quistinic une chapelle ou un oratoire en l'Honneur de Saint Mathurin, au XVe siècle ou au XVIe siècle.
La chapelle actuelle qui est au moins la troisième, a été construit en 1891, tandis que le joli clocher sans cloche est lui, de 1784.
Dans la chapelle qui est de style roman, la voûte est particulièrement remarquable, l'autel est en pierre blanche dans laquelle sont enchâssées des plaques de marbre, enrichies de dessins de filets d'or d'un très bel effet.
Mais ce qui attire le plus l'attention est le buste de Saint Mathurin qui renferme, dans un reliquaire, une parcelle des ossements du Saint. Cette précieuse relique a été reçu en mai 1846 : elle avait été fournie par l'Archevêque d'Irénapolis avec l'autorisation du pape Grégoire XVI, et le visa de l'évêque de Vannes.
Depuis 1926 la paroisse de Quistinic est en possession d'une autre relique du Saint, qui lui a été donné par la paroisse de Moncontour, qui reconnaissait ainsi avoir été dépassé dans la fidélité au culte à Saint Mathurin.
Le pardon se déroule tous les ans, le deuxième dimanche de mai.
· Chapelle Saint-Tugdual, XVIIe siècle, façade XVe siècle

Saint Tugdual est l'un des cinq fondateur de la Bretagne Armoricaine au VIe siècle.
La chapelle de Saint Tugdual à connu diverses restaurations au cours des siècles. La face actuelle, côté ouest, est du XVe siècle à part le clocheton plus récent. La porte en arc brisé s'orne de colonnettes où apparaissent encore les bases et les chapiteaux, elle est enveloppée d'un tore profilé en larmes qui repose sur des culots scultés.
A l'intérieur deux niches, de part et d'autre de l'autel. On y trouve quatre statues rustiques.
La chapelle à été restaurée en 1991 par les soins du comité de quartier.
· Chapelle Saint-Roch, XVIIIe siècle

La Chapelle Saint Roch est un petit édifice rectangulaire en granit. Sa fenêtre, en arc brisé, à l'est et son bénitier du XVe siècle ont été repris dans la construction au XVIIe siècle.
A l'intérieur de part et d'autre de la grande fenêtre, les niches à colonnes contiennent les statues de Saint Éloi et de Saint Roch. Les fers à cheval suspendus au mur, témoignent de la dévotion à Saint Éloi, saint protecteur des chevaux.
Lieu de pèlerinage, où chacun vient placer ses chevaux sous la protection de Saint Éloi. Le pardon des chevaux fut autrefois si fréquenté que l'on dut édifier une seconde fontaine plus accessible pour que les chevaux puissent être aspergés à pleins seaux et un autel adossé à la colline où les cérémonies se célébraient en plein air.
Pendant la procession, tous les cavaliers chantent de tout cœur et demandent la santé pour eux et leur famille ainsi que pour leurs chevaux.